Sattouf met Lacoste en case

L’album s’appelle Le jeune acteur 1. Il est sous-titré Aventures de Vincent Lacoste au cinéma. C’est la nouvelle BD de Riad Sattouf qui sortira le 4 novembre 2021 aux éditions Les livres du futur, une maison d’édition que l’auteur vient de créer.

Clair de ligne à Nérac

L’édition 2021 des Rencontres Chaland, le festival des adorateurs de la ligne claire, se tiendra les 2 et 3 octobre à Nérac. C’est l’auteur, illustrateur belge Ever Meulen qui sera l’invité d’honneur de cette 14e édition.

Valérian et Laureline… et Virginie

On apprend de la bouche même de Pierre Christin, dans une interview donnée à Ligne Claire, qu’il y aura un nouvel album de Valérian l’agent agent spatio-temporel qu’il a créé en 1967 avec Jean-Claude Mézières. Il faudra attendre jusqu’en 2022. Laureline sera là aussi, mais c’est une autre femme qui tiendra la plume : Virginie Augustin.

« Et puis il y a ce que je voulais faire depuis longtemps, un Valérian avec une dessinatrice. Quand je l’ai dit à Mézières je pensais que cela allait le désarçonner. Ce sera donc Virginie Augustin très habile, très adroite. Jean-Claude a posé les pinceaux pour Valérian et n’a pas voulu prolonger. Moi, j’avais une nostalgie de Valérian, de Laureline. Qu’ils ne soient plus dans ma vie me chagrinait. Virginie Augustin s’en tire bien et vous n’en saurez pas plus (rires). Il sortira en 2022. »


Bienvenue au Château(-Gontier)

Les festivals BD repointent timidement le bout de leur nez. La 11e édition du festival de bande dessinée de Château-Gontier (je vous situe le lieu : au centre d’un triangle formé par Rennes-Laval-Le Mans-Angers) se tiendra dimanche 3 octobre 2021. L’affiche de cette édition est signée Sylvain Vallée, l’auteur de Tananarive qui vient de paraître chez Glénat.

Brut d’atelier

Darasse, le dessinateur de la série à succès, Tamara, héroïne souvent moquée pour son embonpoint (les ados sont cruels), nous parle dans Spirou (journal du 8 septembre 2021) de ses outils de travail. C’est tout pomme… « Je dessine Tamara numériquement, comme toujours. Mais je suis passé de mon écran 24 pouces à un iPad tout simple. Ça m’a permis d’être plus nomade, de ne pas simplement travailler dans mon atelier. Ce qui est sûr c’est que travailler sur un petit écran m’empêche de trop zoomer sur mon dessin, à la recherche du moindre petit détail d’arrière-plan à parfaire. Ça donne un rendu plus brut que j’aime beaucoup ». Tamara, la ligne brute…

Le square à Raoul

La Belgique sait célébrer ses héros. La ville d’Antoing a inauguré le 30 avril 2021 un square Raoul Cauvin, le prolifique scénariste des Tuniques bleues, de l’Agent 212 ou des Femmes en blanc, et natif (le 26 septembre 1938) de cette (sûrement) charmante petite ville de Wallonie. La RTBF nous dit même que Ludivine Dedonder, la ministre belge de la défense, était présente à côté de Raoul Cauvin pour cette inauguration. Dites-moi, amis belges, pourquoi un ministre de la Défense ? À cause des Tuniques bleues ?

C’est Midam qui l’a dit

« Je viens d’imaginer un brumisateur blork qui diffuse de l’eau par les fesses. Pas sûr que ça passe »
L’auteur de Kid Paddle et Game Over, Midam, raconte dans Spirou du 28 avril 2021 son expérience de concepteur d’attraction pour le parc Spirou Provence.

Le secret d’Alison Bechdel

L’américaine Alison Bechdel, connue en France surtout par son album Fun Home, sort un nouveau bouquin au titre intriguant, The Secret to Superhuman Strength, que je traduirais avec mon niveau d’anglais CM2 par , Le secret de la force surhumaine. Un livre qui parle (selon son éditeur américain HMH Books, mais faut-il croire les éditeurs même quand ils sont américains), de la recherche du bonheur et du ventre plat dans la pratique de l’exercice physique. Vous me ferez vingt pompes avant de quitter ce site.

Albert (Uderzo) chez Aristide (Maillol)

Comme un air de déconfinement ? Le musée Maillol (Paris) annonce sa réouverture le 20 mai 2021 avec une exposition consacrée à Albert Uderzo. Panoramix pourrait à cette occasion nous proposer une formule vaccinale magique de sa composition contre les variants romains. Pas toi Obélix, tu es tombé dans le Pfizer quand tu étais petit.

C’est Gary Panter qui l’a dit

« Les écoles d’art sont en général remplies de marginaux et de gens bizarres, mais je crois bien que c’est dans la bande dessinée qu’il y a le plus fort taux de délabrés et d’immatures. Les auteurs de BD ne sont peut-être pas aussi arrogants que les peintres, mais ce sont des inadaptés qui le restent toute leur vie. »

L’auteur américain âgé de 70 ans, Gary Panter, sortira chez Fantagraphics un nouveau recueil, Crashpad. Conçu, selon l’éditeur, comme un faux fanzine underground. L’album (ou l’installation ?) nous ramène dans les années 70 au bon vieux temps du mouvement hippie. (Printmag)

Dans les gros papiers de Guy Delisle

C’est presque un préquel de l’aventure artistique de Guy Delisle. L’auteur canadien, qui nous avait habitués à le suivre autour du monde, nous ramène chez lui, au Québec, et à l’été de ses 16 ans. Chroniques de jeunesse (Delcourt), le nouvel opus des aventures de Guy Delisle, raconte son premier petit boulot dans une usine de papier québécoise. Evidemment le papier, comme une allégorie évidente offerte par les hasards (?) de la vie. Puisque quarante plus tard, c’est toujours le papier, mais cette fois pour dessiner : « Le papier, c’est l’outil le plus efficace pour moi. Sauf la couleur, qui se fait sur l’ordinateur. Le noir et blanc, ça me va bien. C’est presque de la ligne claire, je reviens à ce que j’ai lu toute ma jeunesse. Ça a un côté graphique, qui s’équilibre bien avec le texte et l’histoire, simples eux aussi. » (interview donnée à Bodoï le 1er février 2021)

Prix vert

C’est, à ma connaissance, le seul prix de la bande dessinée décerné par un parti politique. Europe Écologie Les Verts (EELV) vient de remettre son prix Tournesol à l’album de Alain Bujak et Damien Roudeau, L’eau vive (Futuropolis). Le prix, créé en 1997, récompense « une bande dessinée pour ses valeurs d’écologie politique ».

Cestac sans le bac

Un papa, une maman, une famille formidable (la mienne !), c’est le nom du dernier album (chez Dargaud) de Florence Cestac. On découvrira que la famille Cestac n’est pas aussi formidable que ça, mais c’est le cas de toutes les familles (et je ne dis pas ça pour vous maman et papa…). Mais heureusement que pour Florence Cestac, il y a eu la BD, comme elle le raconte à l’AFP : « Mes cahiers étaient constellés de dessins. Physiquement j’étais là dans la classe, mais j’avais la tête ailleurs, en dessinant des histoires. Dieu merci, j’ai pu rentrer aux Beaux-Arts parce qu’il n’y avait pas besoin du bac à l’époque et j’ai eu le concours. Là, la vie s’est éclairée. »

L’espoir revient

Début de la prépublication, dans le journal de Spirou du 3 février 2021, de la troisième partie de L’espoir malgré tout, le Spirou d’Émile Bravo.