Monsieur Kox, vous n’avez rien à déclarer ?

Daniel Kox, le créateur de l’Agent 212, dans Actua BD : « On me parle souvent des Indésirables, alors qu’elle n’a existé que deux ans dans les pages du Journal Spirou avec seulement 108 gags. Une série que j’avais montré à Peyo et qu’il avait beaucoup appréciée. Mais je l’ai finalement arrêtée car j’avais le sentiment que je tournais un peu en rond, puis l’Agent 212 me prenait tout mon temps ». C’est vrai Daniel, ils deviennent quoi tes Indésirables ?

Peanuts 70

Le 2 octobre 1950 paraissait le premier strip des Peanuts dans 7 quotidiens américains (la crise de la presse on connaissait pas en 1950). Suivront 17 896 autres strips jusqu’en 2000, date de la mort du créateur Charles Schulz. Quasiment un strip par jour !

Régis Loisel, l’emmerdeur

Interview sympathique de Régis Loisel (La Quête de l’oiseau du temps, Magasin général), Grand Prix de la ville d’Angoulême en 2003 (comme les militaires il faut, pour les artistes, citer leurs médailles après leur nom), dans le Berry Républicain (le quotidien que l’on lit à Bourges ou à la gare de Lyon avant de prendre le train pour Bourges. Ça vous arrive de voyager ? ). Le journaliste lui rappelle, élégamment, que cela fait 50 ans qu’il fait de la bande dessinée. Régis confirme et il ajoute « j’ai commencé à 20 ans. Ma première BD, c’était même à 19 ans. J’ai toujours voulu faire cela. C’était ça ou rien ou la drogue ». Mieux la BD que la drogue. Je dis ça sans jugement de valeur, mais dans une bibliothèque la BD ça fait plus joli. Il raconte également son travail actuel sur La Quête de l’oiseau du temps, « j’ai laissé tomber la Quête voici trente-cinq ans, mais même si je ne dessine pas, je suis souvent derrière les dessinateurs pour m’occuper de toute la partie graphique. Je suis un peu le gardien du temple. En gros, je suis un peu l’emmerdeur ». 

Adios, Quino

Quino, le dessinateur argentin, et créateur en 1964 du personnage de Mafalda, jeune fille qui ne cessait de s’interroger (et d’interroger les adultes) sur l’absurdité du monde, est mort ce 30 septembre 2020 à l’âge de 88 ans. « J’ai toujours voulu être dessinateur. J’y pensais déjà à l’âge de trois ans », répondait-il quand on lui demandait quand lui était venu l’envie de devenir dessinateur.

Et je Tanz avec elle…

C’est la jeune dessinatrice (et scénariste) de cette rentrée BD 2020 dont tout le monde dit le plus grand bien. Comme il y a les premiers romans, il y a les premiers albums BD (chez Le Lombard, l’éditeur ils disent roman graphique… tu vas voir qu’un jour chez Gallimard ils parleront pour la collection blanche de bande dessinée orthographiée), celui-là donc de premier album BD qui fait bruisser de paroles bienveillantes le petit monde de la BD, est dû au talent de Maurane Mazars et s’appelle Tanz !. Il sera possible de croiser Maurane le 13 septembre à la librairie parisienne Le Monte-en-l’air.

La méthode à Midam

Chouette interview de Midam, le créateur de Kid Paddle et Game Over, sur le site de la RTBF. L’auteur revient sur les secrets de fabrication des gags de la série Game Over : « Des gags j’en ai fait des centaines et à un moment j’ai pensé que le plus important c’est que ce ne soit pas moi qui réalise le gag, mais que l’on pose un bon gag quel que soit le moyen. C’est pour cette raison que j’ai trouvé une équipe, ce sont plusieurs centaines de personnes parce que n’importe qui peut m’envoyer un gag. Je reçois des blagues que je dois bien souvent retravailler mais c’est une bonne base. Cela peut provenir d’un enfant de 8 ans ou d’un mathématicien de 75 ans ou de scénaristes professionnels. »

Derf Backderf, le gars stylé

Longue interview (au moins 10 km…) dans The Comics Journal de l’américain Derf Backderf, l’auteur de Mon ami Dahmer (édité chez çà et là). Au cours de l’entretien on lui demande de parler de son style de dessin, et Derf de répondre : « Je dessine comme je dessine. Mon style a évolué au fil du temps. J’avais une idée en tête du style de dessin que je voulais, mais j’avais du mal à le traduire sur le papier. Finalement j’ai adopté un style de dessin très expressionniste. Mais ce qui compte avant tout c’est l’histoire et comment le dessin va servir l’histoire. Si vous imposez le dessin à l’histoire, dans mon cas en tout cas avec mon dessin un peu tordu, le récit va en pâtir. »