Adios, Quino

Quino, le dessinateur argentin, et créateur en 1964 du personnage de Mafalda, jeune fille qui ne cessait de s’interroger (et d’interroger les adultes) sur l’absurdité du monde, est mort ce 30 septembre 2020 à l’âge de 88 ans. « J’ai toujours voulu être dessinateur. J’y pensais déjà à l’âge de trois ans », répondait-il quand on lui demandait quand lui était venu l’envie de devenir dessinateur.

Et je Tanz avec elle…

C’est la jeune dessinatrice (et scénariste) de cette rentrée BD 2020 dont tout le monde dit le plus grand bien. Comme il y a les premiers romans, il y a les premiers albums BD (chez Le Lombard, l’éditeur ils disent roman graphique… tu vas voir qu’un jour chez Gallimard ils parleront pour la collection blanche de bande dessinée orthographiée), celui-là donc de premier album BD qui fait bruisser de paroles bienveillantes le petit monde de la BD, est dû au talent de Maurane Mazars et s’appelle Tanz !. Il sera possible de croiser Maurane le 13 septembre à la librairie parisienne Le Monte-en-l’air.

La méthode à Midam

Chouette interview de Midam, le créateur de Kid Paddle et Game Over, sur le site de la RTBF. L’auteur revient sur les secrets de fabrication des gags de la série Game Over : « Des gags j’en ai fait des centaines et à un moment j’ai pensé que le plus important c’est que ce ne soit pas moi qui réalise le gag, mais que l’on pose un bon gag quel que soit le moyen. C’est pour cette raison que j’ai trouvé une équipe, ce sont plusieurs centaines de personnes parce que n’importe qui peut m’envoyer un gag. Je reçois des blagues que je dois bien souvent retravailler mais c’est une bonne base. Cela peut provenir d’un enfant de 8 ans ou d’un mathématicien de 75 ans ou de scénaristes professionnels. »

Derf Backderf, le gars stylé

Longue interview (au moins 10 km…) dans The Comics Journal de l’américain Derf Backderf, l’auteur de Mon ami Dahmer (édité chez çà et là). Au cours de l’entretien on lui demande de parler de son style de dessin, et Derf de répondre : « Je dessine comme je dessine. Mon style a évolué au fil du temps. J’avais une idée en tête du style de dessin que je voulais, mais j’avais du mal à le traduire sur le papier. Finalement j’ai adopté un style de dessin très expressionniste. Mais ce qui compte avant tout c’est l’histoire et comment le dessin va servir l’histoire. Si vous imposez le dessin à l’histoire, dans mon cas en tout cas avec mon dessin un peu tordu, le récit va en pâtir. »