Peanuts 70

Le 2 octobre 1950 paraissait le premier strip des Peanuts dans 7 quotidiens américains (la crise de la presse on connaissait pas en 1950). Suivront 17 896 autres strips jusqu’en 2000, date de la mort du créateur Charles Schulz. Quasiment un strip par jour !

Régis Loisel, l’emmerdeur

Interview sympathique de Régis Loisel (La Quête de l’oiseau du temps, Magasin général), Grand Prix de la ville d’Angoulême en 2003 (comme les militaires il faut, pour les artistes, citer leurs médailles après leur nom), dans le Berry Républicain (le quotidien que l’on lit à Bourges ou à la gare de Lyon avant de prendre le train pour Bourges. Ça vous arrive de voyager ? ). Le journaliste lui rappelle, élégamment, que cela fait 50 ans qu’il fait de la bande dessinée. Régis confirme et il ajoute « j’ai commencé à 20 ans. Ma première BD, c’était même à 19 ans. J’ai toujours voulu faire cela. C’était ça ou rien ou la drogue ». Mieux la BD que la drogue. Je dis ça sans jugement de valeur, mais dans une bibliothèque la BD ça fait plus joli. Il raconte également son travail actuel sur La Quête de l’oiseau du temps, « j’ai laissé tomber la Quête voici trente-cinq ans, mais même si je ne dessine pas, je suis souvent derrière les dessinateurs pour m’occuper de toute la partie graphique. Je suis un peu le gardien du temple. En gros, je suis un peu l’emmerdeur ». 

Lucky Luke file un mauvais coton

C’est le 23 octobre que sortira le nouvel album du cow-boy solitaire, Lucky Luke, l’homme qui a arrêté de fumer plus vite que son ombre, un album qui nous plonge dans l’univers malsain (et raciste) des marais de Louisiane. Ça s’appelle Un cow-boy dans le coton, Achdé au dessin et Jul, qui y prend goût, au scénario.

Droit de buller

Droit(s) & bande dessinée… Tout un programme ! En tout cas c’est celui du colloque organisé par (attention le juriste ne se déplace jamais seul et sans son avocat) l’institut de recherche pour un droit attractif de l’université Sorbonne Paris Nord, le centre de recherche juridique Pothier de l’université d’Orléans et la Bibliothèque nationale de France. Sont invités évidemment aussi à des professionnels de la bande dessinée, dont Lewis Trondheim ou Stéphane Beaujean, directeur éditorial des éditions Dupuis. On se demandera si la bande dessinée est une oeuvre de l’esprit, on débattra droit et marché de la bande dessinée, et on examinera la révolution numérique dans le secteur. C’est à la BNF le vendredi 6 novembre 2020. 

Adios, Quino

Quino, le dessinateur argentin, et créateur en 1964 du personnage de Mafalda, jeune fille qui ne cessait de s’interroger (et d’interroger les adultes) sur l’absurdité du monde, est mort ce 30 septembre 2020 à l’âge de 88 ans. « J’ai toujours voulu être dessinateur. J’y pensais déjà à l’âge de trois ans », répondait-il quand on lui demandait quand lui était venu l’envie de devenir dessinateur.

Sapin reporter

C’est le dessinateur des présidents. Après avoir suivi François Hollande en campagne puis à l’Elysée, Mathieu Sapin s’intéresse à son successeur, Emmanuel Macron. Comédie Française, ça s’appelle et c’est sous-titré, Voyages dans l’antichambre du Pouvoir (sortie de l’album le 9 octobre 2020). Sur France Bleu, Sapin petit reporter dévoile sa méthode de travail (attention scoop) : « Je dessine beaucoup sur place, j’ai un petit carnet de croquis. » 

Yakari a dit…

Nouvel album du petit indien Yakari, le personnage de Derib et Job. Sans Job pour Le fils de l’aigle, 41e opus de la série (sortie octobre 2020), scénarisé par Xavier Giacometti, celui-là même qui avait réalisé Yakari, le film sorti cet été. Dans une interview sur le site de Le Lombard, Derib revient sur sa collaboration avec Giacometti , « Xavier est devenu un ami. Et, quand on m’a proposé de faire un album inédit, c’est Job qui a suggéré que je travaille avec lui. »

Krazy Kat en long et surtout en large

Les éditions Les Rêveurs poursuivent la publication en français de l’œuvre de George Herriman, Krazy Kat. En octobre paraîtront les strips panoramiques de Krazy, le félin amoureux d’Ignatz, la souris au cœur dur et à la pierre tendre. Le recueil, Krazy Kat Les Quotidiennes Panoramiques de 1920, rassemble pour la première fois , traduit en français, l’ensemble des strips grands formats d’Herriman.

La BD entre au Collège (de France)

« Sa diffusion planétaire, son dialogue constant avec les lettres, la peinture, le cinéma, son extraordinaire pouvoir de narration et d’expression, enfin la richesse et la variété des talents créateurs qui la font vivre montrent sans appel, depuis longtemps déjà, qu’elle est un art majeur. » La bande dessinée art majeur, donc, écrit Thomas Römer, administrateur du Collège de France, en introduction au cycle de conférences qui se tiendra dans le prestigieux établissement universitaire du 5e arrondissement. La première conférence sera donnée le 7 octobre 2020 par Benoît Peeters et portera pour titre, « Génie de la bande dessinée. De Töpffer à Emil Ferris ». Suivront Catherine Meurisse, Emmanuel Guibert en novembre, Jean-Marc Rochette en décembre et Chris Ware en janvier.

Nous n’irons pas à Angoulême en janvier 2021

La 48e édition du festival de bande dessinée d’Angoulême qui devait se tenir comme chaque année au mois de janvier est finalement annulée. Le Covid n’aime pas la BD non plus. Le festival devrait néanmoins remettre ses prix aux dates prévue et reporter son ouverture au public au printemps 2021. “ Il nous semblait important de conserver des manifestations aux dates habituelles en janvier, pour marquer le coup”, explique Franck Bondoux, le délégué général du festival, au Parisien. Un coup pour rien ou un coup à boire ?

Yoko 50 !

Yoko Tsuno, l’héroïne de Roger Leloup, fête ses 50 ans. L’électronicienne (c’est son métier et c’est certainement la seule électronicienne de toute la bande dessinée) fait sa première apparition en septembre 1970 dans Spirou (le journal). 

Nouvelle tunique pour les bleus

Dans le monde de la BD les bleus ne jouent pas au ballon. On est des gars et des filles sérieux. Parlons donc sérieusement. Nouvelle épisode des Tuniques Bleus en prépublication depuis cette semaine dans Spirou (n° 4302). L’événement c’est que ce 65e opus, rien que ça, est dû à Beka (au dessin) et Munuera (au scénario) en lieu et place des tauliers habituels, Lambil et Cauvin. Les fans de la série auront peut-être un peu de mal à se retrouver dans les dessins de Beka… sauf les chevaux très lambilien. Pour parler toujours sérieusement, et comme on aime les facéties chez Dupuis, le 65e épisode paraîtra avant le 64e (retour de Lambil et Cauvin dont ce sera le dernier scénario pour la cavalerie) !

Les Soviets, le retour

Après Tintin, mais c’était en 1930, c’est Spirou qui se lance à l’aventure chez les Soviets avec l’album de Fabrice Tarrin et Fred Neidhardt (au scénario), Spirou chez les Soviets (Dupuis – septembre 2020). Une aventure du groom dans un royaume sinon oublié, du moins disparu. « Fred voulait vraiment un Spirou un peu plus vintage, il voulait retrouver ses souvenirs d’enfance, lorsqu’il lisait les premiers albums de Franquin », raconte Fabrice Tarrin à 20minutes. Un album qui devrait donc ravir les nostalgiques de l’âge d’or de la bande dessinée franco-belge ou ceux de l’Union Soviétique (ce sont peut-être les mêmes ?).

Ravard se fait Burma

Dans la série, the série must go on, un nouveau patron pour reprendre Nestor Burma le personnage créé par Léo et magistralement adapté en bande dessinée par Tardi. Après Tardi, il y avait eu Nicolas Barral, Emmanuel Moynot… et désormais François Ravard pour un 13e opus de la série, Les rats de Monsouris, avec Emmanuel Moynot au scénario. « Travailler les atmosphères, les décors des années 50 et reprendre les trognes des cinq ou six personnages clé de son univers (à Tardi – NDLR). Les lecteurs, et moi aussi, devaient retrouver l’essence du Burma qu’ils connaissent. J’ai eu la chance de rencontrer Tardi, de reprendre les outils qu’il utilise. Et ça fonctionne », explique Ravard dans Le Télégramme. Si ça fonctionne, tant mieux. C’est chez Casterman à partir du 9 septembre 2020.