Nicoby, Tomine, vies parallèles

Si vous vous destinez au noble métier d’auteur de bande dessinée, un petit exercice qui nous est offert par les heureux hasards du calendrier éditorial : lire à la suite, La solitude du marathonien de la bande dessinée de l’américain Adrian Tomine (Cornelius – octobre 2020) et Mes quatre saisons de Nicoby (Dupuis – octobre 2020). Même vision distanciée (mais amoureuse) de la bande dessinée chez les deux auteurs, adeptes l’un comme l’autre de l’autodérision à haute dose. 

Cherchez les intrus

Jacques Audiard (Regarde les hommes tomber, Un prophète) vient de commencer le tournage de son nouveau film, Les Olympiades, inspiré de la bande dessinée d’Adrian Tomine, Les intrus. 

Adrian Tomine ou la solitude de l’auteur de bande dessinée

L’immense Adrian Tomine publie ce qui aurait pu s’appeler Ma vie, Mon œuvre, mais qui s’appelle, parce que le type a un peu plus de talent que moi pour les titres (et pourtant je place généralement la barre très haut), The Loneliness of the Long-Distance Cartoonist, qu’on pourrait traduire, si on parlait anglais, la solitude de l’auteur de bande dessinée de fond. J’espère que les éditeurs français d’Adrian (avec Tomine on s’appelle par nos prénoms) trouveront une meilleure traduction pour le titre.